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La cohabitation sous la Vème République

 Ajouté le lundi 08 février 2010 par Ameliane
Dissertation dans droit public - droit constitutionnel

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Document: Dissertation de Droit Constitutionnel: La cohabitation : faiblesse de la Ve République ? (6 pages)

Extrait:
Par la force que confère la cohabitation au gouvernement, on aurait pu craindre que les tensions attendues entre un Parlement et un Président de la République issus tous deux du vote populaire ne provoquent une crise profonde qui aurait pu paralyser le régime et remettre en cause la Constitution. La pratique révèle néanmoins une autre réalité : celle d’un fonctionnement viable du pouvoir permis par une coexistence entre les deux hommes forts du régime. En effet, la continuité du pouvoir s’explique par l’équilibre des compétences existant entre le Premier Ministre et son gouvernement, et le Président, ce qui permet la prise de décision et la gestion de l’Etat; le régime devient une véritable « dyarchie ». Or, si l’on peut prendre ce système comme une source de tensions et de désaccords, on peut observer que le chef du gouvernement est chargé du lien entre le Président et l’opposition, et que dans une large mesure c’est son action dans le sens d’une conciliation avec le Président qui empêche la paralysie du système.

En effet, on peut observer que la bonne gestion des affaires du pays dépend de la volonté des deux dépositaires du pouvoir exécutif de composer, mais également de leur personnalité. Ainsi de 1993 à 1995 a eu lieu une cohabitation harmonieuse entre François Mitterrand alors Président et Edouard Balladur, Premier ministre. Elle s’expliquait par la volonté du chef du gouvernement de ne pas empiéter sur les prérogatives du Président et d’éviter tout heurt avec lui, Mitterrand étant quant à lui satisfait de la courtoisie du Premier Ministre. La bonne entente entre les deux hommes a donc permis la résolution des différends par la négociation. Le dernier exemple de cohabitation, de 1995 à 2002 vérifie l’affirmation précédente. Le président Jacques Chirac jugeait inutile d’affronter ouvertement son Premier Ministre Lionel Jospin, et il préféra une cohabitation apaisée où il prenait régulièrement distance avec la politique du gouvernement .En choisissant la collaboration, les deux hommes ont permis le consensus dans de nombreux domaines : politique étrangère, gestion de l’économie ou politique sociale. Mais il faut rappeler que l’attitude du Premier Ministre demeure fondamentale dans une cohabitation car c’est lui qui a alors les rênes de l’exécutif, sa volonté de conciliation prime sur celle du Président .

Plan:
I) Un amalgame conflictuel du pouvoir
II) L’harmonie dans le conflit

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