0 réaction
0
réagissez !

Amers, Saint-John Perse : poème VII

	
  1. L'attente et le désir des jeunes filles
  2. La vision leur annonçant l'arrivée du soir tant attendu où elles connaitront l'amour
  3. En direction de la mer
  4. Quitter l'enfance pour devenir mères
Résumé du commentaire de texte

Le poème à analyser est le septième du recueil amers de saint john perse. Il est composé d’une introduction et de quatre parties dont la dernière est une sorte de conclusion et d’ouverture qui annonce le prochain poème.
L’introduction comporte deux strophes, dont la première est composée de trois versets, et la deuxième, de deux versets. La première et la deuxième parties comportent trois strophes chacune, la troisième, cinq strophes, et la dernière, une seule strophe. La langueur des strophes est inégale.

Le poème débute avec la voix du poète qui nous présente les jeunes filles, qui entrent à leur tour sur la scène. La présentation est faite par le temps qu’il fait « douceur d’une aube entre les Îles ». Le pluriel « Îles » et la majuscule mettent l’accent sur l’origine des filles, ce sont des iliennes qui proviennent de différentes Îles. Toutefois, ces iliennes sont convoquées par les filles qui habitent l’île où se fera la rencontre des hommes venus du large : « hélant les filles d’autres rives ». Le pronom possessif « nos » fait, d’ailleurs, la distinction entre celles qui sont sur place et celles qui sont « hôtes ».

[...] Le cortège féminin est donc composé de femmes de tous les âges. Mais c’est probablement aussi une allusion aux différentes étapes par lesquelles vont passer les jeunes filles. Dans le deuxième verset, intervient la voix des filles. Le nombre des strophes est significatif, puisque le chiffre deux est le chiffre de la divinité, de la fusion et de la plénitude. Il résume la quête de ces filles, qui allument le feu pour attirer les marins à leurs rives, afin de s’unir. [...]


[...] Elles entendent souvent roder ces bateaux autour de l’île, sans jamais poser l’ancre. Leur hésitation est évoquée par la métaphore de la fille admonestée ( ) sur les parvis Elles décrivent, d’ailleurs, dans la deuxième partie, leur attente, en dansant la bibase La danse décroit, temps faible de la danse et commence à perdre l’espoir de connaitre l’amour, si ce n’est l’entrée du chœur massif autrement, la procession des gens qui se dirige vers la mer, qui leur a donné le signe de partir pour accueillir les marins. [...]


[...] Nous ferons face, sans joyaux sans apparat, en tenu d’Eve. Elles font leurs derniers adieux à l’enfance : dernier val d’enfance Amitié ! Amitié à celles que nous fûmes Elles se dirigent vers la mer où elles découvrent des traces d’anciennes amours qui sont passées par le même trajet vieux flocons d'écume jaunissante, plume et duvet des vielles couvaison Ces traces, elles les découvrent pour la première car elles étaient cachées par des ronces Le terme couvaison est récurrent dans tout le recueil, il renvoie à la fécondité et aux trésors cachés, que les personnages cherchent à découvrir par l’intermédiaire de la mer. [...]


[...] Les jeunes filles ont eu une vision où elles ont aperçu des signes qui ne trompent pas. Elles se dirigent vers la mer, étant certaines que c’est le bon soir où elles vont rencontrer l’amour. Dans la dernière partie, on passe de soir à heure Le moment de la rencontre devient éminent, et les jeunes filles voient déjà autour d’elles la fusion des éléments de la nature. La rencontre de la brise de la mer et du souffle de la terre évoque l’union et la symbiose de ces deux éléments. [...]


[...] Elles profitent de leur sommeil pour partir, peut-être à la nage, puisqu’elles nous rappellent leur qualité de nageuses et de connaisseuse de la mer : et la mer étant là qui nous fut de naissance Elle pense ce soir plus beau que le soir où elles ont été conçues par leurs mères : Nous avons dit l’heure plus belle que celle où furent, de nos mères, conçues les filles les plus belles.» Il est plus beau parce qu’il est immaculé, la chair sans défaut et l’ablution du ciel les a purifiées. L’ablution est un terme à connotation religieuse. [...]

Ces documents peuvent vous intéresser

Cours d'histoire des idées politiques

 Histoire & géographie   |  Histoire contemporaine   |  Cours   |  17/10/2011   |  fr   |   .doc   |   50 pages

«I. LES SOURCES DES IDEES POLITIQUES. II. LES IDEES REVOLUTIONNAIRES. III. L'HISTOIRE DES IDEES POLITIQUES.»

«Comment définir les concepts qui de façon concurrentiel ou complémentaire structuraient transversalement cette discipline ? Il s'agit des mots : HISTOIRE, IDEES POLITIQUES, DOCTRINE POLITIQUE, IDEOLOGIE POLITIQUE, PHILOSOPHIE POLITIQUE, PENSEE POLITIQUE, THEORIE POLITIQUE, ANTHROPLOGIE...»

"La renaissance européenne" de Peter Burke

 Histoire & géographie   |  Histoire moderne   |  Fiche   |  16/02/2004   |  fr   |   .doc   |   43 pages

«L'âge de la redécouverte : la première Renaissance. Quand la Renaissance a-t-elle eu lieu ?. Pétrarque et son cercle. La seconde génération. Les arts plastiques. Réception et résistance. Une Renaissance ou deux ?. Premières réactions. Les contacts avec l'Italie. Les universités, les chancelleries...»

«Burke met en avant l'importance de la circulation des hommes, des textes et des images à la Renaissance. Il distingue trois diasporas : une première, mythique, est celles des réfugiés grecs après la chute de Constantinople, auxquels est attribuée la résurrection des études. La deuxième diaspora est...»

Plus vendu(s) en littérature

Les mouvements littéraires

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Commentaire de texte   |  03/07/2008   |  fr   |   .pdf   |   8 pages

«Une fiche sur les mouvements littéraires très complète.»

L'avènement des loisirs (1850-1960) - Alain Corbin

 Philosophie & littérature   |  Littérature   |  Fiche   |  29/09/2008   |  fr   |   .doc   |   20 pages

«Document: Fiche de lecture de l'ouvrage de Alain Corbin: L'avènement des loisirs (1850-1960) Extrait: Début XIXe, le temps des paysans, ouvriers, est «poreux», ouvert à l'imprévu, donc relativement souple. Il est remplacé par un temps calculé, prévu, ordonné. D?où la...»

Catégories
Participez !
Déjà inscrit
S’inscrire