Caligula - Albert Camus: analyse de l'acte 3, scène 2

Résumé du commentaire de texte

« Je fus placé à mi-distance entre le soleil et la misère » (l'envers et l'endroit), je passerai sur l'enfance misérable et le talent bien tôt découvert, mais je veux retenir pour commencer cette phrase : la tuberculose, qui se déclare précocement, et qui, avec le sentiment tragique qu'il appelle l'absurde, lui donne un désir désespéré de vivre.
Je citerai aussi cette phrase de Faulkner « camus disait que le seul rôle véritable de l'homme, né dans un monde absurde, était de vivre d'avoir conscience de sa vie, de sa révolte, de sa liberté. »
Le mot absurde s'impose : effectivement il nous faut resituer caligula dans l'oeuvre de camus : il fait partie de ce que l'on appelle parfois le cycle des trois absurdes, quoi qu'il en soit caligula est , associé au malentendu, l'expression dramatique de la négation, comme L'étranger en est la romanesque et Le Mythe de Sisyphe la théorique. La pièce est écrite à partir de 1938 et trouve sa forme définitive en 58.
C'est à tort que l'on dirait que cette pièce est de caractère existentialiste, camus n'est pas un existentialiste. C'est le génial théoricien de l'absurde. Je renvoie ici au Mythe de Sisyphe et à L'homme révolté, entre autre, à La Chute en particulier.

Plan

A. L'ABSURDE ET L'EMPEREUR

B. CALIGULA III, 2  
1.	« On ne comprends pas le destin[...] Il suffit de se durcir le coeur. »
2.	« Peut-être, en effet, Caïus. [...] » Fin de la scène

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Caligula, Albert, Camus, analyse, acte, 3, scène 2

Quelques extraits (10% maximum) Caligula - Albert Camus: analyse de l'acte 3, scène 2

[...] dite je me permettrai de me livrer à une analyse aussi brève que personnelle sur certaines idées de Camus en général et sur leur application dans la pièce en particulier. A. L’absurde et l’empereur Qu’est-ce que l’absurde ? plus que l’absence du destin, c’est l’absence de sens. Pour être libre, l’homme doit le comprendre c’est à dire le prendre avec, le faire sien et se révolter : nier cette insupportable réalité et faire sens avec sa vie. Il s’agit presque de créer l’absolu avec un relatif La prise de conscience de l’absurde se fait parfois de façon invisible, parfois comme un déclic. [...]

[...] Je pense que le terme imaginer, venant tout de même du mot image, possède une dimension accessible dans le commun, le rêve personnel, sensible par essence, ne peut être exprimé car il est fondé sur un récit structuré sur une dimension psychologique elle- même inénarrable. Bref, le rêve, même pour le profane touché par la prolifération des notions détournées de la psychanalyse, apparaît comme étant avant tout quelque chose à la signification toute personnelle. Le sens de ce rêve, encore renforcé par la connotation de désir qui se trouve dans ledit terme, souligne en tout cas le fait que cette révolte est voulue, c’est à dire que ce possible du réel a pris un sens, celui que lui a donné le rêveur Je ne commenterai pas la nuit amère qui par le jeu de mot rappelle la dernière nuit de Meursault D’un point de vue purement littéraire nous pouvons aussi retenir la violence de cette tirade, c’est la menacé qui effraie pas le prédicateur. [...]

Document publié le 16/11/2011
Typecommentaire de texte
Extensiondoc
Pages 4
Catégorie
Philosophie & littérature
Littérature
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