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étudiant
Niveau
Grand public
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Ecole, université
LFB

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Date de publication
02/05/2012
Date de mise à jour
02/05/2012
Langue
français
Format
Word
Type
commentaire de texte
Nombre de pages
3 pages
Niveau
grand public
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Commentaire littéraire sur l’extrait 9 de La Curée, Emile ZOLA

I. Description

II. Caractéristiques

« Dans l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire, La curée est la note de l’or et de la chair ». C’est ainsi que l’écrivain naturaliste emile zola définit, en 1872, le deuxième roman de sa fresque littéraire les Rougon-Macquart. En effet, en écrivant cette série, l’auteur avait pour projet de dépeindre la société du Second Empire à travers le parcours et l’évolution d’une seule et même famille. Ce second tome est centré sur la relation incestueuse qu’entretient Renée avec son beau-fils, Maxime, et sur l’arrivisme de son mari Saccard. Justement, dans cet extrait, Saccard vient d’organiser un fastueux bal costumé auquel se rendent Eugène, devenu ministre, et d’autres personnages politiques de premier plan. Alors comment la description de cette soirée mondaine constitue-t-elle une satire implicite de la société du Second Empire ?

[...] Ce passage effectue donc un parallèle avec le titre de l’œuvre, puisque le lecteur assiste à La Curée Avant Zola, Alain-René Lesage avait déjà critiqué les vices et les malversations liés à l’argent dans Turcaret en 1709. Dans cette comédie, un ancien laquais nommé Turcaret était parvenu à la fortune en participant aux trafics qui s’opéraient autour de la collecte des impôts sous l’Ancien Régime. Frontin, un valet, avait fini par le voler et avait conclut la pièce sur ces mots : Voilà le règne de M. Turcaret fini ; le mien va commencer ! Une phrase qui s’applique tout à fait à la situation de corruption dans La Curée. [...]


[...] Parfois, certaines des ces allusions comiques ont un but autre que de divertir, elles effectuent une critique : elles sont donc ironiques. Lors de ce bal orgiaque, la seule personne respectueuse et éduquée se révèle être Baptiste, le domestique, qui se voit obligé de rappeler à l’ordre cette assemblée indigne à coup de Doucement (l.17-18). Cette situation inversée, où le laquais se voit obliger de dompter ses sauvages maîtres, révèle que malgré son statut et son faste la haute bourgeoisie du Second Empire n’a pas d’éducation, pas de manière ou de valeurs de respect. [...]


[...] Cette impression de flot incessant et trouble est renforcée par l’emploi de nombreux pluriels les plats (l.14), les dressoirs (l.21), petits pains (l.34) et l’abondance de participes présents qui permettent une superposition et succession d’actions mangeant (l.22), écartant (l.44). La présence du pronom indéfini on à trois reprises (l.1-8-19) renforce l’aspect cacophonique de la scène. En addition, les métonymies qui réduisent par exemple des hommes à de simple habits noirs (l.20) contribuent à présenter la société déshumanisée, sans aucune individualisation. Cette figure de style contribue à présenter ce banquet comme un magma de personnes qui se pressent les unes contre les autres. Ainsi, cet extrait compose une représentation dynamique et impressionniste d’une scène de banquet bourgeoise. [...]


[...] Dans une dernière étape de ce voyage visuel, l’œil se concentre sur les Mignon et Charrier accompagnés de M. Hupel de La Noue avec un plan fixe qui se prolonge sur leur repas. De plus, Zola varie les types de discours. Outre la voix indirecte du narrateur ils dirent que çà ne faisait rien (l.38), quelques fragments de discours directs –notamment les paroles du préfet et de Baptiste - animent cette page descriptive. Narrateur omniscient, il rapporte aussi les paroles du vieux monsieur au style indirect libre le champagne [ ] l’empêchait de dormir (l.16). [...]

...

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