Les limites du Soft Power américain
Résumé de l'exposé
Qu'est-ce que le soft power ? Dans soft power, il y a « pouvoir », que Joseph Nye définit comme « l'habileté à influencer le comportement des autres ». Le soft power doit être distingué du hard power qui est l'utilisation des moyens traditionnels de la politique étrangère : armée, diplomatie, argent, pour obtenir un résultat. Le soft power, quant à lui, consiste à parvenir à amener les autres à partager son point de vue, par l'attraction et l'influence, et ce, sans recourir à l'argent (carotte), ni à la coercition (bâton), qui sont les attributs du hard power. L'apparition du terme intervient dans un contexte où l'hégémonie des Etats-Unis est remise en cause. Dans ce débat, Nye affirme que la puissance américaine doit être menée à travers le hard power, mais aussi d'un complément : le soft power. A partir de là, il convient de se poser les questions suivantes : - les Etats-Unis ont-ils réussi dans leur tentative d'étendre leur modèle au monde à travers l'utilisation du soft power ? - Ont-ils su en contourner les limites pour maintenir leur hégémonie ? Nous verrons comment le soft power a renforcé l'attractivité américaine jusqu'au 11 septembre 2001, moment à partir duquel il a montré ses limites (I), puis nous étudierons les conséquences de l'échec du soft power et sa tentative de contournement à travers la stratégie du smart power (II).
Plan
I - Le soft power américain: Grandeur et décadence A) Un soft power à son apogée à la fin de la Guerre Froide (1989-2001) B) L'unilatéralisme sous Bush ou l'ignorance du soft power (2001-2008) II- L'inefficience du soft power dans un monde globalisé A) Un modèle américain contesté et en perte d'attractivité B) Le smart power préféré au soft power sous Obama (2008-2011)
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