Les modèles de vulnérabilités au stress dans la schizophrénie et l'autisme
Résumé de la fiche
Document: Mini mémoire de médecine: Les modèles de vulnérabilités au stress dans la schizophrénie et l'autisme (21 pages)
Extrait:
Depuis le début des années 1970, l'autisme et la schizophrénie sont considérés comme deux entités nosologiques distinctes. Néanmoins, bon nombre d'auteurs s'attardent à dire qu'il existe quand même beaucoup de similitude clinique entre ces deux entités.
En effet, l'autisme ou la schizophrénie s'apparentent tous deux à des troubles du développement avec des symptômes psychotiques et des déficits portants plus particulièrement sur les interactions sociales et la communication.
Ainsi les troubles de la communication sont reportés dans l'autisme et la schizophrénie à début précoce et concernent la communication verbale comme non verbale[1].
Encore plus rapprochant est l'isolement social qu'entraîne la schizophrénie à début précoce qui peut s'apparenter au retrait autistique décrit par Kanner[2].
On pourrait donc dire que la schizophrénie à début précoce et l'autisme ont des mécanismes psychopathologiques communs qui entraineraient le développement de troubles de l'interaction sociale[1].
Bien sur d'autres analogies existent, autant sur le plan biologique que clinique, qui apparaissent dans la schizophrénie et l'autisme et qui portent notamment sur la vulnérabilité au stress. En effet, le terme de vulnérabilité est synonyme de prédisposition au sens de facteur de risque qui peut précipiter tels ou tels symptômes en fonction de la préparation de l'individu au stress de l'environnement qui l'entoure si bien sûr on y ajoute la prédisposition génétique.
Le stress est le dénominateur commun pour expliquer la vulnérabilité puisque le fait d'être précipité par ce dernier, même lors de la vie intra utérine, peut fixer à lui seul un seuil de vulnérabilité qui, en fonction des contraintes environnementales à court, moyen et long terme potentialisera des pathologies mentales telles que la schizophrénie et l'autisme.
Il existe donc plusieurs modèles de vulnérabilités au stress[3] qui trouvent chacun leurs ressemblances ou leurs différences dans la comparaison de la schizophrénie et l'autisme.
Plan:
I) modèles de vulnérabilités
II) Biologie du stress
III) modèles de vulnérabilités s'appliquant à la schizophrénie et l'autisme
Quelques extraits (10% maximum) Les modèles de vulnérabilités au stress dans la schizophrénie et l'autisme
[...] Concernant donc les modèles de vulnérabilités au stress dans la schizophrénie et l’autisme, nous nous attacherons à expliquer ce qu’est un modèle de vulnérabilité, puis essayer de comprendre la biologie du stress pour mieux l’intégrer dans ce concept et enfin discuter l’association de ces deux pathologies mentales à travers ces modèles de vulnérabilités au stress. MODELES DE VULNERABILITE Origines du concept Le terme de vulnérabilité est employé de nos jours comme synonyme de susceptibilité, de prédisposition ou de fragilité. On parle aussi souvent de facteurs de vulnérabilité qui eux sont assimilés à des facteurs de risque pour l’apparition de la maladie ou d’une incapacité à résister aux contraintes de l’environnement La vulnérabilité repose donc sur le principe d’une continuité du normal au pathologique qui se présente chez tout le monde et qui en fonction de l’environnement et la génétique, entrainerait donc un niveau de vulnérabilité différent de chacun, qui pourrait précipiter ou non le développement d’une pathologie mentale. [...]
[...] En effet, Le stress oxydatif dans l'autisme a été étudié au niveau de la membrane cellulaire et aussi par la mesure des produits de la peroxydation lipidique, la détoxification des agents (comme le glutathion) , et des antioxydants impliqués dans la défense contre les espèces réactives de l'oxygène (ROS). Les marqueurs de la peroxydation lipidique sont élevés dans l'autisme, ce qui indique que le stress oxydatif est augmenté dans cette maladie. Les niveaux de protéines sériques antioxydant majeur, à savoir la transferrine (fer-binding protein) et la céruloplasmine (cuivre-binding protein), sont diminués chez les enfants atteints d'autisme. [...]
[...] Pour en revenir à cette étude, les différents résultats mettaient en évidence que le stress de parler en public augmentait la fréquence cardiaque chez les patients schizophrènes et chez les patients sains, mais une réponse au cortisol significative était observée chez les témoins, et pas chez les patients schizophrènes. Les patients schizophrènes ont utilisé plus de stratégies d'adaptation passive et d'évitement que les témoins. Les résultats soutiennent donc l'idée que les patients schizophrènes ont une altération de la capacité à s'adapter, à la fois psychologiquement et biologiquement, à leur environnement[9]. [...]
[...] Toute agression provoque la libération de deux neuromédiateurs (catécholamines) : de l’adrénaline par la médullo-surrénale et de noradrénaline par le système sympathique ; l’activation soutenue de ce dernier déclenche les modifications cardiovasculaires au cours du stress. L’augmentation de la sécrétion de noradrénaline est associée au stress physique, à l’agressivité, à la colère exprimée et aux situations sollicitant l’attention (jeux vidéo) alors que la sécrétion de l’adrénaline serait associée à la tension, à l’agonise latente, à la colère réprimée, aux situations imprévues et les troubles paniques. Toutefois, l’administration d’adrénaline à des volontaires sains provoque la perception subjective des troubles somatiques. [...]
[...] Vulnérabilité au stress sur le plan psycho dynamique Le terme psycho dynamique employé pour la vulnérabilité au stress fait référence aux mécanismes psychiques mis en route par un sujet dans le but d’élaborer, de maintenir et d’adapter la représentation de soi dans son identité, son histoire, son rapport à autrui et au monde. Cette représentation ne peut pas se concevoir en dehors d’un environnement humain et notamment des mécanismes psychiques familiaux qui l’encadrent. Ces mécanismes sont dits psychiques parce qu’ils mettent en jeu des fonctions mentales supérieures irréductibles au fonctionnement neurophysiologique du cerveau. [...]
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