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Deux dogmes de l’empirisme - Quine

I. La distinction entre vérités analytiques et synthétiques

II. Le réductionnisme et le réfutationnisme 
Résumé de la fiche de lecture

La distinction entre vérités analytiques et synthétiques :
- qu’est-ce que c’est ? Chez Leibniz, distinction entre vérités de raison et de fait. Kant permet d’aller plus loin : les vérités analytiques le sont en vertu des significations uniquement ; les vérités synthétiques reposent sur l’expérience.
- qu’est-ce à dire ? La notion de vérité synthétique est assez évidente : l‘énoncé « le tableau est blanc » est vrai si le tableau est vu blanc. La notion d’analyticité est plus complexe : à quelles conditions un énoncé est-il vrai exclusivement en vertu des significations ?
- qu’est-ce que la signification ? La nature de la signification est floue : pour les termes particuliers, il ne faut pas la confondre avec le nom pour les choses particulières (« 9 » et « le nombre de planètes » nomment la même chose, mais n’ont pas la même signification) et avec l’extension pour les choses générales (« animal avec cœur/rein »). Comparaison avec l’essence aristotélicienne : la signification est l’essence quand elle est détachée de l’objet et rattachée au mot = Quine s’intéresse plus au langage qu‘au réel.

[...] Revenons à l’exemple de base. > On rappelle que dire que célibataire et homme non marié sont synonymes revient à dire que tout célibataire est non marié est analytique (1e partie). > On admet par intuition que célibataire et homme non marié sont interchangeables salva veritate ; tout célibataire est nécessairement célibataire est vrai et analytique (naif) : par interchangeabilité : tout célibataire est nécessairement un homme non marié est vrai aussi. On a donc apparemment prouvé que tout célibataire est non marié est vrai, et donc que célibataire et homme non marié sont synonymes. [...]


[...] On la pressent, mais on sait la définir. Le dogme est à jeter. > Une dernière solution serait la théorie du vérificationnisme et du réductionnisme, second dogme. Pour Pierce : la signification d’un énoncé n’est rien d’autre que le moyen de le confirmer ou de l’infirmer empiriquement (le test). Deux énoncés sont synonymes si leurs modes de vérification sont identiques. On aurait alors trouvé un moyen de circonscrire la notion d’analyticité. > Mais quel est le rapport entre un énoncé et son mode de vérification empirique ? [...]


[...] > (Principe de champ de force) > Conséquence : l’énoncé le plus synthétique peut encore être défendu face à l’expérience qui l’infirme ; réciproquement, l’énoncé le plus analytique peut encore être infirmé. > Une expérience récalcitrante suppose des rééquilibrages dans le système entier : l’activité du scientifique est donc de rééquilibrer en fonction des parties impliquant le moins de csquences (propositions simples plutôt que les liens logiques élémentaires, à la base du système). > L’activité scientifique est donc pragmatique ; les deux dogmes de l’empirisme doivent être abandonnés. > Conclusion. [...]


[...] > Ceci dit, on a clarifié suffisamment les choses : on revient à la notion d’analyticité, sans se préoccuper de la nature des significations - Kant définit les conditions d’analyticité : un énoncé est analytique si le prédicat ne contient rien de plus que ce qui est contenu dans le sujet. Ex. Le grand poisson Gouga est bon et généreux. = pas analytique. Par contre : tout corps est étendu oui. > Problèmes mineurs : limite énoncés sujet-prédicat ; notion de contenance métaphorique. - Quine distingue entre deux classes d’énoncés analytiques. Tout homme non-marié n’est pas marié = évident (truisme). Tout célibataire n’est pas marié = évident ? Non. > quelle différence ? [...]

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