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Travail et loisirs

	
  1. Définitions
  2. Mise en perspective
    1. Au début du XXe siècle, le travail est une valeur dominante des sociétés industrielles alors que les loisirs restent réservés à une élite.
    2. Dans la seconde moitié du XXe siècle, on assiste à l'avènement de la civilisation des loisirs et à une remise en cause de la valeur « travail » tant dans sa nature que dans ses modalités
  3. Éléments chiffrés
  4. Quelques repères
    1. Tentative de définition sociologique du loisir
    2. Quel avenir pour le travail ?
  5. Le travail est-il le seul fondement du lien social ?
    1. Les fondements du lien social ont toujours été divers, malgré une place éminente réservée aux activités productives dans les sociétés contemporaines
    2. Cette crise touche les fondements dans leur multiplicité, mais laisse présager une refondation sur la base d'un nouvel équilibre
  6. Travail et loisirs : deux faces d'une même logique mercantile ?
    1. Le travail et les loisirs n'échappent pas aux lois du marché dans les sociétés occidentales
    2. En effet, le travail et les loisirs procèdent de deux logiques historiquement distinctes et constituent chacun un des pôles qui structurent aujourd'hui les sociétés occidentales
  7. Autres pistes de réflexions
Résumé de la fiche

Valeur dominante des sociétés industrielles, le travail connaît une contestation croissante vers la fin du vingtième siècle tant dans sa nature que dans ses modalités. Dans le même temps, les loisirs, au début de ce siècle réservés à une élite, se démocratisent et deviennent le fondement d’un nouveau type de société qui est souvent qualifiée de civilisation des loisirs.

[...] L’absence de liberté due aux contraintes horaires, la déresponsabilisation du salarié dans le cycle de production des grandes unités industrielles, son caractère déshumanisant qui contraint l’ouvrier ou l’employé à répéter sans cesse les mêmes gestes font du lieu de travail un lieu de tension. Le travail est dès lors vécu comme une contrainte. Il faut s’en échapper. Les vacances, les loisirs en donnent l’occasion. A partir de la fin des années 60, la valorisation extrême du travail fait progressivement place à une valorisation des loisirs. Le rôle des médias, et plus particulièrement de la télévision, est essentiel. [...]


[...] Parallèlement, le travail devient de plus en plus intellectuel et abstrait, voire virtuel. S’interroger sur l’avenir du travail dans ce contexte oblige à explorer quelques pistes en essayant de saisir les potentialités qu’elles recèlent. La première explore l’avenir du travail à travers le prisme du statut du travailleur. Il restera encore probablement pour longtemps un travailleur essentiellement salarié. Cependant, sa situation juridique risque de se diversifier en fonction du niveau de formation. Pour certains analystes, la configuration des nouveaux statuts s’apparente à une suite de cercles concentriques. [...]


[...] Peut-on combattre le chômage par les loisirs ? ü Le travail et la société : Vous paraît-il raisonnable de souhaiter une société où le travail aurait disparu ? ü . Références et bibliographie GHANDI : Le travail donne à l’homme sa dignité Jérémy RIFKIN : Dans trois ou quatre décennies, il n’y aura plus d’emplois dans le secteur industriel. La révolution industrielle, l’âge industriel a mis fin peut-être à l’esclavage, mais l’âge de l’information, lui, va mettre fin à l’époque caractérisée par l’emploi massif des travailleurs extrait de La fin du travail Joffre DUMAZEDIER : Le loisir est un ensemble d’occupations auxquelles l’individu peut s’adonner de plein gré, soit pour se reposer, soir pour se divertir, soit pour développer son information ou sa formation désintéressée, sa participation sociale volontaire ou sa libre capacité créatrice après s’être dégagé de ses obligations professionnelles, familiales et sociales extrait de Vers une civilisation des loisirs ? [...]


[...] Ainsi le travail et les loisirs, voire le loisir, constituent-ils, dans les sociétés occidentales, deux pôles structurants en partie concurrents, en partie complémentaires. Autres pistes de réflexions ü Le travail et l’intégration sociale : En quoi le travail est-il un facteur d’intégration sociale ? La rééducation par le travail des délinquants est-elle possible ? ü Loisirs et éducation : L’éducation de vos enfants est-elle possible par les loisirs ? ü Le travail, les loisirs et le chômage : Le chômage libère du temps; est-ce un temps de loisir ou un temps de non-travail ? [...]


[...] Ce qui engendre du loisir est la fin du temps des contraintes. On peut décider de ce que l’on veut faire. Pour Joffre DUMAZEDIER et Aline RIPERT, les loisirs se manifestent par quatre caractéristiques essentielles : il est libératoire, gratuit, hédoniste et personnel. Le temps des loisirs ne s’oppose donc pas uniquement au temps du travail. C’est le temps pendant lequel les activités ou la non-activité sont librement choisies. Il exclut de ce fait le temps consacré aux obligations familiales, les périodes consacrées aux obligations sociales. [...]


[...] Le terme loisirs tel qu’il s’interprète aujourd’hui, vient plutôt du latin licet : il est permis; le loisir est la fin du temps des contraintes. On peut décider de ce que l’on veut faire. Pour Joffre DUMAZEDIER et Aline RIPERT, les loisirs se manifestent par quatre caractéristiques essentielles : il est libératoire, gratuit, hédoniste et personnel. Ce glissement sémantique n’est pas neutre. D’ailleurs Emmanuel KANT rappelle, dans son «Traité de paix perpétuelle qu’il y a entre les loisirs et le loisir autant de différences qu’entre trêve et paix. [...]


[...] Le travail est le grand absent des images véhiculées par la télévision. Au héros du travail, elle substitue les héros du show-business (chanson, cinéma, télévision les vedettes du cinéma qui sont les chantres d’une vie basée sur la consommation, le loisir, le divertissement. Cette Page 3 évolution trouve son écho dans les mouvements de mai 68 qui rejettent le travail comme aliénation de l’homme emprisonné dans la simple fonction économique de production. Ils y opposent l’aptitude à vivre, le droit au temps libre, l’indépendance. [...]


[...] Le travail devient alors le modèle de l’activité créatrice par excellence. Dans la société industrielle, avec l’apparition de la manufacture, le travail acquiert une véritable autonomie dans la vie des individus. Contrairement à la société traditionnelle, où le travail fait partie intégrante de la vie de l’individu (la communauté de vie se confond avec la communauté de travail), le travail devient salarié, intégré dans une structure de production qui détermine les rythmes d’activité par une organisation scientifique (taylorisme, fordisme Pour de nombreuses théories sociologiques, le travail est le pôle structurant de la société. [...]


[...] Civilisation des loisirs, individualisme. Revendication de nouvelles formes d’appartenance fondées sur la musique, le sport, les loisirs en général qui engendrent de nouveaux types de liens sociaux plus ludiques, hédonistes, déconnectés des activités de production. Les fondements du lien social marqués par la diversité malgré une prépondérance des activités productives sont aujourd’hui en crise. (transition) II. Cette crise touche les fondements dans leur multiplicité, mais laisse présager une refondation sur la base d’un nouvel équilibre La crise touche les fondements du lien social dans leur multiplicité mais laisse présager une refondation mieux équilibrée La crise des fondements du lien social touche leur multiplicité Des activités productives décrédibilisées . [...]


[...] En 1900, la loi MILLERAND instaure en France la journée de 10 heures pour tous. Dans la pratique, les journées sont bien plus longues. Le repos hebdomadaire obligatoire n’est instauré qu’en 1906. Le temps non travaillé est donc essentiellement conçu comme du temps de repos entre deux périodes de labeur. De plus, le niveau des salaires ne permet de subvenir difficilement - qu’aux besoins essentiels de la vie. Ainsi, les loisirs (temps choisi, gratuit, hédoniste) ne sont pas encore accessibles au plus grand nombre. Ils restent l’apanage de la classe dominante. [...]

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